Pourquoi t’es-tu orienté vers des études d’Architecture des jardins et du paysage, Nicolas ? Initialement, j'étais étudiant jardinier. C’est au cours de cette formation que j’ai découvert la conception de jardins et le dessin de plans. Un de mes professeurs a décelé mon intérêt pour la création et m'a conseillé de poursuivre mes études pour devenir architecte paysagiste. Pourquoi avoir choisi la HELdB ? Venant d'un parcours professionnel, il était primordial pour moi de rester ancré dans la réalité du terrain. J'ai choisi la HELdB pour son approche concrète et appliquée, qui offrait un équilibre idéal par rapport au côté plus théorique que l'on retrouve généralement dans les cursus universitaires. Quels sont les points forts de notre formation, Nicolas ? La formation se distingue par une grande diversité des matières, tout en gardant un lien permanent avec la réalité du métier. Que ce soit l'étude des végétaux ou la connaissance des matériaux, l'ensemble des cours théoriques est articulé autour de projets concrets. On nous prépare directement aux tâches que nous devrons accomplir dans notre vie professionnelle. Quel est ton parcours en Architecture des jardins et du paysage depuis l’obtention de ton diplôme en 2014 ? Après mon diplôme en 2014, j'ai enchaîné avec un Master à Gembloux (une année de passerelle suivie de deux années de spécialisation). Ce cursus m'a permis de réaliser un échange avec l'école de géographie d'Angers et d'effectuer un stage sur l'île de la Réunion. Une fois mes études terminées, j'ai rapidement trouvé un emploi. J'ai travaillé durant cinq ans dans une agence de paysage avant de rejoindre Bruxelles Environnement. Actuellement Nicolas, quel est ton quotidien d’architecte des jardins et du paysage ? Je travaille sur différents projets qui se trouvent à des stades de développement variés. Mon quotidien s'articule autour de trois phases majeures : La conception : établir un diagnostic de l'espace et faire émerger une idée créative. La phase réglementaire : convaincre nos partenaires du bien-fondé du projet et, dans certains cas, rechercher des financements externes. La réalisation : le suivi hebdomadaire des chantiers pour assurer la concrétisation du projet. Quels sont tes centres d’intérêt dans l’architecture des jardins et du paysage, Nicolas ? À l’origine, je suis passionné par le monde végétal, et plus particulièrement par les grands arbres. Avec le temps, d’autres aspects m'ont passionné, comme la connaissance des matériaux. J’aime défendre des valeurs durables en privilégiant les matériaux locaux ou le réemploi. Aujourd’hui, ma priorité est de créer des espaces publics de qualité qui permettent de « faire société ». Quels sont les (nouveaux) défis que doivent relever les architectes des jardins et du paysage ? Le premier défi concerne la mutation accélérée des villes. Il faut comprendre comment le tissu social évolue, anticiper les nouvelles pratiques urbaines et garantir des espaces de qualité face à ces changements. Le second défi est environnemental : avec le réchauffement urbain, il est impératif de créer une canopée pour rafraîchir nos cités. C'est un combat de tous les instants, car les conditions climatiques actuelles pèsent lourdement sur la survie des végétaux. Ton métier d’architecte des jardins et du paysage en 5 mots-clés, Nicolas : Passion, implication, valeurs, assiduité et ludique. Nicolas - Architecte Paysagiste à Bruxelles Environnement